Forbes Africa – Tunisia 2026 : Ces leaders qui incarnent les compétences et les ambitions de l’économie tunisienne

À travers son dossier spécial consacré à la Tunisie, Forbes Africa met en lumière des dirigeants, des entrepreneurs et des acteurs économiques dont les parcours illustrent la diversité des compétences tunisiennes, la capacité d’innovation des entreprises et les perspectives de développement du pays. Une vitrine qui rappelle que le capital humain demeure l’un des principaux leviers de compétitivité de la Tunisie.
Derrière les entreprises, il y a des visions, des stratégies et, surtout, des femmes et des hommes qui portent des ambitions. Dans son édition spéciale Tunisia 2026, intitulée Building a New Economic Equation, Forbes Africa braque les projecteurs sur des personnalités qui participent, chacune dans son domaine, à façonner le paysage économique tunisien.
Parmi elles, Marouane Ben Jemaa, président d’AmCham Tunisia, figure dans les témoignages consacrés à l’investissement et aux perspectives économiques du pays. Son engagement dans le dialogue économique tuniso-américain et la promotion des opportunités d’investissement s’inscrit dans un enjeu stratégique : renforcer les connexions entre les entreprises tunisiennes et les marchés internationaux.
Des compétences qui traversent les secteurs
La diversité des profils présentés reflète la richesse du tissu économique tunisien. De la finance à l’industrie, de l’agroalimentaire aux services, en passant par la logistique, l’immobilier et l’enseignement supérieur, ces parcours témoignent de compétences complémentaires.
Dans le secteur financier, Mourad Ben Chaabane, CEO de MAC SA Conseil & Services Financiers, incarne l’expertise des marchés de capitaux, du conseil financier et des opérations de financement des entreprises. Un savoir-faire essentiel pour accompagner l’investissement et favoriser le développement du marché financier tunisien.
L’industrie agroalimentaire est représentée notamment par Mohamed Rekik, directeur général de Rose Blanche Group, Sabri Ben Guirat, Managing Director du Groupe Mabrouka, et Mohamed Fadhel Kraiem, directeur général de SICAM. Leurs secteurs illustrent l’importance de la transformation, de la valorisation des productions et du développement des chaînes de valeur locales.
Dans le commerce, Fahd Chaouch, directeur général de Magasin Général, et Najla Rekik, CEO de Pâtisserie Mme Rekik, représentent des univers différents où la gestion opérationnelle, la connaissance des consommateurs et l’adaptation aux évolutions du marché constituent des enjeux déterminants.
L’industrie et les services offrent également un aperçu des compétences mobilisées par les entreprises opérant en Tunisie. Erwan Injey, Managing Director de Transcom Tunisia, Carsten Ellermeier, CEO de DELTEC Group, Marc Fourdraine, directeur général de Figeac Aero Tunisie, et Skander Ladjimi, Country Manager de Clasquin Tunisia, illustrent la diversité des expertises liées aux services, à l’industrie, à l’aéronautique et à la logistique.
D’autres profils contribuent à cette représentation plurielle de l’économie : Houbed Ajmi dans l’enseignement supérieur, Donia Zouari dans l’hôtellerie et Riadh Ellouze dans l’immobilier avec Century 21 Tunisia.
Le capital humain, un avantage stratégique
Au-delà des fonctions et des responsabilités, cette mise en lumière pose une question centrale : comment transformer les compétences tunisiennes en croissance durable ?
La Tunisie dispose d’un vivier de talents, d’ingénieurs, de techniciens, de cadres et d’entrepreneurs capables d’évoluer dans des environnements concurrentiels et internationaux. Mais le potentiel humain, aussi important soit-il, ne suffit pas à lui seul.
Sa valorisation passe par l’investissement dans la formation, l’innovation, la recherche, la montée en compétences et la capacité des entreprises à retenir leurs talents. Elle suppose également un environnement favorable à l’initiative privée, à la création de valeur et au développement des investissements.
Les témoignages réunis dans le dossier abordent ces enjeux sous différents angles. Mehdi Houas, président et cofondateur de Talan Group, met en avant les ressources humaines et les compétences technologiques. Mourad Ben Hassine, président et CEO du CEPEX, intervient sur le positionnement des entreprises tunisiennes à l’international. Ahlem Bel Hadj Ammar, Hichem Elloumi, Matthieu Galais et Aziza Mzoughi apportent également leurs regards sur les partenariats, l’industrie, l’environnement des entreprises et les talents.
Une économie qui doit transformer ses atouts en résultats
Pour la Tunisie, l’enjeu ne consiste pas uniquement à attirer l’attention des investisseurs, mais à convertir cette visibilité en opportunités concrètes : investissements productifs, exportations, création d’emplois qualifiés, innovation et développement régional.
La proximité géographique avec l’Europe, l’ancrage méditerranéen, les compétences techniques et l’expérience industrielle représentent des atouts. Leur potentiel dépend toutefois de conditions essentielles : visibilité réglementaire, accès au financement, infrastructures performantes, compétitivité et stabilité des règles du jeu économique.
Les entreprises tunisiennes ont également un rôle déterminant à jouer dans cette dynamique, en développant leurs capacités d’exportation, en investissant dans la technologie et en renforçant leur présence sur les marchés extérieurs.
Des parcours individuels, une ambition collective
La présence de ces dirigeants dans le dossier Tunisia 2026 rappelle que le développement économique repose autant sur la vision stratégique que sur l’exécution, la capacité d’adaptation et le travail des équipes.
Mehdi Mahjoub, directeur général d’Alpha Hyundai Motor, figure par ailleurs parmi les « Managers de l’année 2026 » sélectionnés par Forbes Africa. Une distinction qu’il a présentée comme une reconnaissance collective du travail de ses équipes, tout en soulignant la richesse des compétences tunisiennes.
Au-delà des portraits et des fonctions, le véritable enjeu reste celui de la capacité de l’économie tunisienne à faire émerger, accompagner et retenir ses talents.
Car la compétitivité d’un pays ne se construit pas uniquement sur ses ressources ou sa position géographique. Elle se construit aussi sur l’intelligence de ses femmes et de ses hommes, leur savoir-faire et leur capacité à transformer les idées en valeur durable.